Le Français dans les écrits professionnels
Les salariés français n'ont pas la maîtrise de l'orthographe
Par Frédérique Brun
Les salariés français peinent de plus en plus à écrire sans fautes d'orthographe. Jeunes diplômés, chefs d'entreprises, ouvriers à la chaîne, toutes les composantes du monde du travail sont concernées par ces difficultés. Le mouvement s'amplifie déjà depuis quelques années.
Fautes communes et maladresses
Si l'éducation scolaire et le langage simplifié utilisé pour rédiger rapidement emails et autres SMS sont mis en cause, il faut également souligner la multiplication du nombre de rapports, notes de synthèse, documents annuels… En effet, plus on écrit, plus le risque de coquilles est fort.
Accord du participe passé, utilisation du futur ou du conditionnel, terminaison de l'impératif, les salariés et notamment les cadres se perdent souvent dans la complexité de la langue française. Et le correcteur d'orthographe intégré dans les logiciels reste d'une aide minime. La réactivité demandée à ces salariés ne leur permet pas non plus de s'astreindre à une relecture minutieuse avec dictionnaire et manuel de grammaire sous les yeux.
Ces fautes, souvent liées à un manque d'attention, ne remettent pas en cause les compétences du salarié. Elles peuvent avoir des effets néfastes et avant tout en termes de compréhension. L'image du salarié en même temps que celle de son entreprise peut pâtir de ces fautes répétées. A choisir entre deux candidats à compétences égales, celui qui manie correctement l'écriture du français sera préféré. Il en est de même pour l'évolution au sein de l'entreprise.
L'illettrisme en France
A côté de ces personnes qui butent sur une terminaison ou le doublement d'une consonne, il existe une autre catégorie de salariés qui ne savent tout simplement ni lire ni écrire. Selon une étude de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI) réalisée en 2005, 1,8 million de personnes ont un emploi tout en étant illettrés. En entreprise ou en usine, ce sont autant de personnes qui sont incapables de lire les consignes de sécurité, de comprendre les notes de service... Ces salariés, en majorité âgés de plus de 45 ans, n'ont pas eu l'occasion de consolider leur acquis scolaire et leur connaissance de la langue s'est effritée au fur et à mesure des années.
La solution de la formation continue
Remise à niveau ou réapprentissage total, dans ces deux cas de figure, la formation continue apparaît comme la solution. Le salarié y trouvera évidemment des avantages immédiats dans son travail mais aussi dans sa vie personnelle. Pour l'entreprise, l'acquisition d'un meilleur niveau de français a des bénéfices divers : meilleure image de marque, information circulant mieux et plus rapidement, meilleure coordination des équipes…
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